Sri Lanka: Dubaï – Colombo – Wattala

005-wattala

Dans le second avion, celui qui m’amènera de Dubaï à Colombo, je me retrouve dans une rangée de femmes. Celle qui est assise près de la fenêtre me semble sympathique, celle assise au milieu ne pipe pas mot et tire la gueule. Je soupçonne qu’elle est Française mais je n’aurai jamais de preuve vu son mutisme. Je m’endors un moment – c’est le début de la nuit en Belgique – et me réveille sans appétit pour un petit déjeuner composé d’omelette, de champignons et de haricots sauce tomate, ainsi que du même petit pain tout mou et immangeable que dans le premier vol. Ma voisine est pressée de sortir de l’avion et je la laisse passer sans regrets, ce qui m’amène à faire connaissance avec l’autre voisine, Claudia, une Allemande de Düsseldorf. Elle vient au Sri Lanka pour une retraite ayurvédique de trois semaines. Nous passons toutes les formalités ensemble – elles sont courtes et courtoises, facilitées par l’achat à l’avance sur le net d’une autorisation de séjour (ce n’est pas vraiment un visa). Nous nous quittons après avoir récupéré nos bagages, je change de l’argent et je me lance à la recherche d’un taxi. Ce qui n’est pas bien compliqué: diverses compagnies sont présentes dans le terminal et la première me propose un prix proche de celui qui avait été indiqué dans les notes de voyage reçues d’Exodus.

Nous roulons trois quart d’heure par de petites routes peu fréquentées pour arriver à Wattala, au nord de Colombo et en bord de mer. C’est toujours à ce moment qu’il faut s’en remettre complètement à un inconnu, ne connaissant pas le pays et les habitudes et je suis toujours un peu angoissée – mais tout se passe bien. L’hôtel, le Palm Village, semble un peu vieillot et l’accueil est très distrait. Les chambres sont simples mais grandes, la salle de bain a vu de meilleurs jours – de l’eau coule du plafond. Le jardin est très beau par contre, avec une piscine qui a l’air agréable mais le ciel est gris et le temps est à la pluie. De toutes façons, j’ai un gros retard de sommeil et bien qu’il ne soit que 10 heures du matin, je me mets au lit et dors un peu, malgré mon nez bouché.

004-wattala

La chambre est mal isolée – une constante au Sri Lanka – et j’entends les vagues se briser sauvagement sur la plage. J’entends aussi quand les autres du membres du groupe arrivent – la plupart ont pris le même vol depuis Londres – et je fais connaissance avec ma compagne de chambre pour les prochains quinze jours, Aneta. Londonienne d’origine polonaise, elle travaille comme chef de projet dans le monde informatique, fait de la moto et fait très attention à paraître plus jeune que son âge (elle a quelques années de plus que moi mais ne les paraît pas). Ma première impression est plutôt positive, surtout quand elle me dit que l’airco la dérange aussi et qu’elle a envie de dormir. Ce que nous faisons jusque 16h30.

Nous nous décidons pour une promenade le long de la plage et faisons mieux connaissance. Le ciel est menaçant – c’est encore la saison de la mousson – et la mer est agitée. Nous rencontrons quelques pêcheurs et des enfants qui jouent. Le port de Colombo se voit au loin.
001-wattala

002-wattala

003-wattala

Après cette ballade qui a permis d’évacuer une partie de la fatigue, nous prenons un verre puis rencontrons le reste du groupe et le guide local, Roshan, un jeune homme d’une trentaine d’années, portant une croix autour du cou (il fait partie de la minorité catholique du pays, aux lointaines origines portugaises). Il nous emmène dans une salle de conférences trop fraîche et illuminée aux néons blafards pour nous expliquer l’essentiel de notre voyage.

L’hôtel est isolé et donc le repas se prend sur place, sous forme de buffet, le premier d’une longue série. Le pays ne connaît pas une culture culinaire très développée – selon les dires de Roshan; il y a peu de restaurants et les gens mangent chez eux. Il y a bien de nombreuses « bakeries » mais elles servent plutôt des snacks. La nourriture du buffet n’est pas exceptionnelle mais je goûte un peu de tout, des currys mais aussi de la viande grillée et des légumes divers. C’est assez cher, et le prix de la bière n’est pas en reste (selon les endroits, une canette de 40 cl coûte entre 3 et 4 euros).

Après l’inévitable piqûre de moustique, je retourne dans la chambre pour dormir une nuit complète avant les premières visites du lendemain.

(Toutes les photos sont prises avec mon Panasonic Lumix DMC LX5 ou avec l’application Hisptamatic pour iPad. Certaines ont été retouchées légèrement avec Polarr)

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.