Japon 2015: Kyoto – Hiroshima

Départ ce matin pour Hiroshima. Je suis obligée de changer de train à Osaka, ce qui ralentit quelque peu mon voyage. Dans le shinkansen, je me retrouve assise à côté d’un très gentil vieux monsieur qui m’aide à mettre ma valise sur l’étagère supérieure. Il me fait un peu la conversation, réfléchissant toujours un moment avant de parler. Il me raconte qu’il va jusqu’au bout de la ligne, dans le Kyushu et me souhaite un merveilleux voyage une fois arrivés à Hiroshima, tout en m’aidant à reprendre ma valise.

Les transports de la ville d’Hiroshima n’acceptent pas la carte Suica mais rien  n’est très compliqué: il suffit de préparer sa monnaie et de payer en sortant. Pas de métro ici mais bien des trams, et ce qui est étonnant, une même ligne peut être parcourue par un véhicule hyper moderne ou par un vieux tram datant du milieu du siècle passé. Wikipedia me confirme que les véhicules sont vraiment très variés et qu’on parle de « musée du tram vivant » (et aussi que j’ai pris un tram qui a survécu à la bombe atomique).

Je trouve mon hôtel après une courte hésitation et comme d’habitude, le check-in n’est pas encore possible (c’est à 15h). Je laisse ma valise et pars à pied pour visiter le Musée d’Art Contemporain, le MOCA en longeant le Peace Boulevard, bordé d’arbres. Il fait beau et chaud et la promenade est agréable même si le parcours n’est guère intéressant. Le musée est situé sur une colline, des ouvriers balaient les feuilles à la main (donc en rue, c’est à la main, dans un jardin zen à la souffleuse à moteur – c’est à n’y rien comprendre !).

238-Hiroshima

239-Hiroshima

Hiroshima

Hiroshima

Hiroshima

J’hésite à visiter l’exposition temporaire, « A bird’s-eye view of the world » puis achète quand même un ticket. Elle présente différents artistes contemporains qui montrent le monde vu d’en haut et a comme point de départ des photos d’Hiroshima faites juste après la bombe depuis le sommet d’un des seuls bâtiments encore intacts. Je suis particulièrement fascinée par une oeuvre du Thaï Nipan Oranniwesna réalisée avec de la poudre pour bébés. Il y a quelques autres oeuvres intéressantes mais je reste un peu sur ma faim.

L’exposition permanente est sur le thème de « Form and feeling – What creates a sense of familiarity ». En voyant les deux grands tableaux de Yoshitomo Nara à l’entrée, je me dis que ça commence bien mais par la suite, je n’y trouve pas grand chose qui m’intéresse, et surtout, il y a peu d’oeuvres, exposées dans des salles un peu sombres. Cela donne l’impression d’un musée construit à grands frais mais qui perd peu à peu ses subsides de fonctionnement.

Le jardin qui entoure le musée comporte quelques statues mais n’est pas très bien entretenu. Il y a cependant un beau panorama sur la ville et l’arche d’Henry Moore est assez impressionnante.

Hiroshima

Hiroshima

Hiroshima

240-Hiroshima

241-Hiroshima

Hiroshima

Hiroshima

Je rentre à pied à mon hôtel par un autre quartier qui doit être très vivant le soir, avec de nombreux bars et restaurants, puis par l’arcade d’Hondori. Je m’étonne depuis quelques jours de tous ces fils électriques en hauteur au lieu d’être enterrés. Peut-être est-ce à cause de la possibilité de tremblements de terre ? Je suis à nouveau bien fatiguée (mes cernes le prouvent bien) et mange des sashimis achetés au très grand supermarché tout proche. Et je suis un peu déçue de ma journée, du manque de contenu… A posteriori, je me rends compte que je suis très exigeante avec moi-même mais il est clair qu’en comparaison avec certaines journées précédentes, celle-ci est un peu plus vide. Mais non moins intéressante. Et le soleil est revenu – ma longue promenade était très agréable.

242-Hiroshima

243-Hiroshima

244-Hiroshima

Publicités

3 réflexions sur “Japon 2015: Kyoto – Hiroshima

  1. Ah le Japon et les trains, tout une histoire ^^
    Je n’en suis pas férue mais j’ai quand même lu avec beaucoup de plaisir « Le Japon vu des trains », par le même auteur que « Le Japon vu des bars » que tu as reçu.

    Sans le Food Festival de Hiroshima, notre soirée aurait été un peu vide aussi… Mais on s’est dit qu’on a dû manquer plein de choses, ne serait-ce que le Musée de la bombe.

    Pour les fils électriques aériens, j’avais lu que c’était plus facile à remettre en place après un séisme, oui.

    • Mais en fin de compte, je trouve ces trains bien pratiques ! Même si le niveau de confort est très changeant, entre le shinkansen et les trains de campagne, il y a un gouffre qui n’existe pas en Belgique. Même les trains les moins bien sont devenus bien (dit une fille qui ne prend quasi jamais le train – mais je ne parle pas des retards qui sont une plaie innommable ici).

      J’avais vu ce livre et il pourrait bien devenir une inspiration pour un prochain voyage. J’aime ce côté très local.

      Merci de confirmer ma supposition. En Thaïlande, ce ne sont pas les séismes la raison, c’est juste le côté moins « développé ».

      • Oui les fils aériens sont un critère de (non-)développement et surprennent beaucoup de gens, car le Japon a quand même été la deuxième puissance mondiale.
        Pareil quand je montrais des photos de Hong Kong avec ces fils auxquels je ne prêtais plus attention : on ne me croyait pas quand je parlais de gratte-ciels et de carte de transport magnétique, 10 ans avant l’arrivée du Navigo à Paris.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.