Japon 2015: Tokyo – Kyoto

Je me sens à nouveau un peu angoissée ce matin mais une fois que je décortique ces peurs, je ne trouve pas vraiment de raisons. Mais c’est quand même du sport de traîner la valise dans le métro, malgré les escalators. J’arrive (évidemment) plus qu’à temps à la gare de Tokyo. Je me trompe d’entrée mais le contrôleur est attentif et me renvoie à la suivante. Le train est plein, mon voisin regarde un concert des Rolling Stones puis recherche des enceintes audio sur le net.

from Tokyo to Kyoto

A la gare de Kyoto, je trouve sans problème l’entrée du métro mais hésite sur la bonne direction. Un Japonais voit mon embarras et m’indique le chemin, tout en me confirmant que je peux utiliser mon pass Suica de Tokyo. Dans le métro, j’ai un gros doute: deux arrêts ou trois arrêts ? Je sors le Lonely Planet qui augmente encore ma confusion mais je sors finalement au deuxième, me disant que je peux toujours reprendre le métro pour un arrêt si nécessaire. Une fois sur le quai, je me rends compte que le LP n’a pas bien indiqué les noms des stations et que je devais bien sortir à la deuxième. Une fois à l’extérieur, je mélange est et ouest mais pars finalement dans la bonne direction. Je suis sur Shijo dori, la grande rue commerçante et centrale de Kyoto. L’hôtel Unizo Kyoto Shijo Karasuma n’est pas très loin mais ma chambre n’est pas encore prête (une constante – alors qu’il est bien 12h30).

Je réaménage mes affaires et confie valise et sac de voyage à la réception. Je fais demi-tour et retourne à la gare de Kyoto pour prendre un train local. A nouveau j’hésite et à nouveau, quelqu’un m’aide, une vieille dame tenant une boutique de nourriture. Je prends donc la ligne vers Nara pour deux arrêts et descends à l’arrêt Inari. Il fait chaud, 25°, mais je n’ai pas osé sortir une tenue estivale et mes sandales, observant les Japonais déjà tous habillés en vêtements d’automne, avec vestes et bas.

Le Fushimi Inari, donc. Un lieu qui était très haut sur ma liste de choses à visiter absolument. D’ailleurs, j’ai changé l’ordre de mes visites prévues à Kyoto pour être sûre de le voir sous le soleil (la météo n’annonce rien de très bon pour les prochains jours). Ce sanctuaire, élevé au 8e siècle, est en l’honneur du kami Inari qui est associé au renard et qui protège les cultures du riz. Il se caractérise par les chemins parsemés de plus de 30 000 torii oranges sur lesquels sont gravés les noms des donateurs. Plusieurs petits sanctuaires interrompent ces tunnels de portiques.

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Il y a foule et ça monte très vite et très fort. Je me dis que je ne vais pas aller jusqu’au sommet pour me laisser un peu de temps pour voir le jardin et le temple de Tofuku-ji à un arrêt de train de là. A un moment donné, je me dis que ça suffit. N’ayant pas trop d’idée de l’endroit où je me trouve, je demande à d’autres touristes si ça continue à monter plus loin. Et c’est là que je me rends compte que je suis au sommet ! Il n’y a plus qu’à redescendre pendant 4 kilomètres (le touriste avait une montre qui comptait ses pas et la distance parcourue).

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Autant la montée était un peu difficile et mon esprit occupé par le chemin à parcourir, autant la descente est totalement différente, surtout qu’il ne faut pas prendre le même chemin (en tous cas pour une partie). Je commence à profiter vraiment de l’ambiance, assez isolée (la plupart des visiteurs s’arrêtent assez vite et ne vont pas jusqu’au sommet). Dans les bois, l’air se rafraîchit et la lumière diminue très vite, dès 15h00. Pas de chance pour moi, les moustiques sont présents et je réussis à me faire piquet au poignet, quasi la seule zone non couverte par mes vêtements d’automne. Je redescends à bon rythme sur les chemins dominés par les torii orange, m’arrêtant cependant pour faire des dizaines et des dizaines de photos.

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Sur mon parcours, j’ai croisé plusieurs fois la même jeune fille et finalement nous nous parlons devant la supérette située à côté de la gare. Elle est originaire d’Osaka et admire le fait que je voyage seule. J’aurai d’ailleurs souvent la question « alone ? » suivi du regard médusé de la personne à ma réponse positive.

Déception: je n’ai pas été assez vite et il est trop tard pour aller au Tofuku-ji qui ferme à 16h au mois de novembre. J’aurais dû commencer par là mais j’étais trop impatiente de visiter le Fushimi Inari. Comme je passe par la gare de Kyoto, j’en profite pour réserver mes tickets de train suivants. Je suis très bien reçue, dans un excellent anglais. Je ne comptais réserver qu’une partie mais quand on m’annonce que certains trajets sont déjà complets à l’heure voulue, je réserve tous mes trains jusqu’à la fin de mon voyage. Au pire, je peux toujours les échanger.

Kleo m’avait dit de visiter la gare et c’est ce que je fais. Le bâtiment, construit en 1997 pour fêter le 1200e anniversaire de la ville et conçu par l’architecte Hara Hiroshi, est très spécial, très moderne, un espèce de grand cube noir vu de l’extérieur mais complètement éventré de l’intérieur, donnant l’impression d’un trou noir, et montant sur neuf étages, faisant penser à des cités imaginaires dans des films de SF. Ce n’est clairement pas un immeuble pour personnes atteintes du vertige. Je monte au dernier étage et me retrouve sur une terrasse arborée, avec chant d’oiseaux venant des enceintes cachées entre les plantes. Je redescends à l’office du tourisme où je prends des informations pour mes visites prochaines puis je retourne au sous-sol pour faire quelques achats alimentaires, admirant au passage la quantité de sucreries magnifiquement emballées. Je recharge également mon pass Suica, craignant quelque peu les machines mais me débrouillant sans problèmes. Je peux enfin découvrir ma chambre d’hôtel et je constate que j’ai bien choisi. Entre les kilomètres de marche à Kamakura et ceux au Fushimi-Inari, je m’écroule bien vite après un massage sommaire de mes mollets courbaturés.

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3 réflexions sur “Japon 2015: Tokyo – Kyoto

  1. C’est fou, toutes ces personnes qui t’aident une fois arrivée à Kyoto !
    Et je t’admire de voyager seule ET d’être allée au sommet à Fushimi Inari : mes jambes m’ont dit non à ce moment-là.

    • Merci ! Le Japon est très facile, je trouve, pour voyager seule. On s’y sent en sécurité partout et il n’y a pas d’arnaques.
      Mes jambes m’ont dit non une fois que j’étais au sommet ! C’est l’avantage de ne pas connaître les lieux, on avance, on avance et puis voilà.

      Vous avez aussi senti une différence entre Tokyo et Kyoto quant à la serviabilité des gens ?

      • Oui ! Tokyo : démerde-toi et arrête de gêner le passage (mais rien d’aussi brusque qu’à Paris)
        Kyoto : au bout de 5 min, un homme est venu nous aider avec notre plan, très content de parler anglais ^^ dans le métro, une MÉMÉ s’est tassée un peu pour m’inviter à s’asseoir à côté d’elle, je souris rien qu’en y pensant.

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