Japon 2015: Tokyo – Kawaguchi-ko – Tokyo

Pour mes excursions à partir de Tokyo, j’avais noté celles que je voulais faire mais sans trop préciser les jours longtemps à l’avance. J’en ai déplacé certaines et je me suis arrangée pour être sûre qu’il fasse grand soleil pour aller voir le Mont Fuji. J’ai longtemps hésité avant de choisir l’endroit où l’admirer. La région d’Hakone me tentait beaucoup mais il me semblait qu’une journée, c’était un peu court et j’ai bien fait quand je lis le récit de Shermane. Je me suis donc rabattue sur le village de Kawaguchi-ko qui borde un des cinq lacs de la région du Mont Fuji. Le trajet est long: d’abord une demi-heure de ligne Yamanote entre Ueno et Shinjuku, puis une heure de Limited Express Kaiji jusqu’à Ostuki, dans lequel je parle avec plusieurs touristes Thaïs. Dans cette gare, il faut payer un supplément: le train vers Kawaguchi-ko n’est pas compris dans le réseau global du Japan Rail, juste dans le pass régional. C’est la file au guichet et je me débrouille avec la machine à tickets (1140 Yens). Je suis par contre refoulée du joli train express décoré de Monts Fuji (je le verrai plus tard à la gare de Kawaguchi-ko) et je dois prendre le tortillard (je comprendrai plus tard qu’il fallait acheter un ticket combiné dès le départ, avec place réservée). Seize arrêts et une heure plus tard, je débarque enfin à Kawaguchi-ko, une petite ville sans charme au bord d’un des cinq lacs.

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Pour admirer au mieux le Mont Fuji, il faut monter sur une colline avec un téléphérique. Le sommet est aménagé comme de nombreux lieux hyper touristiques japonais, avec stand de nourriture et de souvenirs et statues de la mascotte locale, un gros lapin dans ce cas-ci. La vue est superbe et le devient encore plus un peu plus loin, dès que je prends le chemin qui part en direction du Mont Mitsutoge (qui est à plusieurs heures de marche). Un couple argentino-espagnol me demande de les prendre en photo, puis je croise un couple de Français. Je parle un peu avec l’homme mais me rend compte très vite qu’il est juste énervant à vouloir raconter sa vie. D’ailleurs je crois que sa femme a du mal à le supporter aussi à certains moments !

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Je m’installe un moment sur un banc pour profiter de la vue et tester plein de nouvelles combinaisons sur Hipstamatic. La température est très agréable au soleil, un peu fraîche à l’ombre.

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Je n’avais pas pris de billet aller-retour pour le téléphérique, comptant redescendre la colline à pied. Les indications sur mon plan parlent de 45 minutes, et situent un champ d’hortensias à 10 minutes du sommet. Or il me faut une vingtaine de minutes pour arriver jusque là et je commence à m’inquiéter. Combien de temps me faudra-t-il pour descendre, sachant que mon genou me fait déjà mal ? Je me fais dépasser par des randonneurs bien plus sportifs et mieux équipés que moi (oui, je suis en jupe et ballerines). Je travaille mon mental et décide de prendre mon mal en patience – remonter serait encore plus stupide. Je me prépare à la longue descente… sauf qu’en quinze minutes, je suis finalement au pied de la colline !

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Je visite les magasins de souvenirs, admire les peluches et rate complètement de jolis verres dont j’entendrai parler quelques jours plus tard sur le net: genre de verre à whisky, il y a un petit Fuji évidé dans le fond (dans ce style-là). Je me promène un peu le long du lac (et réussis à me perdre – je voulais prendre un raccourci pour aller à la gare) mais je m’ennuie en fait – c’est en partie dû au fait que je n’ai plus consulté mes guides sur place (Lonely Planet et Rough Guide) pour trouver d’autres choses à faire. L’idée du tour en bateau ne me tentait guère et l’ambiance fait très Mer du Nord en basse saison. En chemin, je mange un sandwich industriel au fromage acheté au Lawson local. Dans le train du retour, c’est un jeune homme de Hong Kong qui m’adresse la parole, il m’avoue s’être ennuyé et a trouvé l’endroit fort vide.

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De retour à la gare d’Ueno, j’explore à nouveau les lieux et vais manger des sashimis, sushis de poisson blanc et makis au thon (1922 Yens). Je suis installée au bar et j’ai une vue sur le poissonnier qui puise ses futures victimes dans de gros aquariums puis les découpe encore vivants. Pour mon assiette de sashimi, le chef attrape une sardine et en prend les filets tandis que la bestiole bouge encore. (Ne lisez pas ceci si vous être sensibles – j’avoue que j’ai eu du mal aussi et que j’ai dû penser très fort à autre chose: le chef a mis la tête et le corps sans les filets sur mon assiette et ce fichu poisson a continué à avoir des soubresauts pendant que je mangeais mes sashimis. On m’a ensuite servi les arrêtes frites – bref, une expérience légèrement traumatisante). Mes deux voisins, de vieux monsieurs, me montrent gentiment comment bien tenir mes baguettes. Je ne comprends rien à la discussion mais cela devient le sujet de conversation de mes deux autres voisins qui font rire tout le monde en montrant comment certains gaijins piquent les aliments sur une baguette ! Je sais aussi maintenant que pour les sushis, on ne trempe pas le côté avec le riz dans la sauce soja mais le côté avec le poisson. J’avoue que je n’ai pas encore la dextérité pour effectuer le bon mouvement de rotation sans décomposer le sushi. Malgré toutes ces aventures, j’ai très bien mangé.

Tokyo

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6 réflexions sur “Japon 2015: Tokyo – Kawaguchi-ko – Tokyo

  1. J’adore tes photos, c’est superbe ! En plus tu as eu de la chance d’avoir du beau temps. Pour l’impression de « vide », ça peut se comprendre : en général, les Japonais sortent peu des sentiers battus, si bien que les options peuvent être assez rares une fois que tu as fait les visites classiques.

    • Merci !
      J’ai bien choisi mon jour pour le Mont Fuji, exprès pour avoir le plus beau soleil possible !

      Oui, il y a sans doute une partie de ça, mais aussi une partie d’organisation. J’aurais sans doute pu trouver d’autres choses à faire, ou tout simplement retourner à Tokyo plus tôt et me promener là. Je n’y ai juste pas pensé ! C’est le genre de moment où la compagnie de quelqu’un aurait sans doute influencé le cours de la journée.

  2. Ouahhh, j’ai adoré Hakone mais Kawaguchi la surpasse amplement pour ce qui est de voir le Mont Fuji. Et qu’il est mignon, ce train décoré… Je me rends compte qu’on n’est montés à bord d’aucun train décoré.
    La photo de toi avec le Mont Fuji en arrière-plan est superbe 🙂
    En tout cas, c’est un choix cornélien : aller à Hakone avec toutes ses attractions (touristiques mais amusantes) ou Kawaguchi pour s’ennuyer après ? Bon, la question ne se pose plus, on n’y est plus, au Japon xD

    • J’ai surtout eu beaucoup de chance avec la météo ! Comme je disais, pour Kawaguchiko, il faut se faire un programme, je suis sûre qu’il y a bien plus à faire.
      Hakone, je compte bien y aller la prochaine fois, mais en prenant deux jours.

      Et merci !

  3. Depuis mon expériences (légèrement) traumatisante à Okinawa, je n’étais plus tentée d’y retourner… Mais à lire tes aventures, et surtout à regarder tes superbes photos, je me dis que c’est quand même un pays qu’il faut prendre le temps de visiter, un jour…

    Et pour le poisson, sache que ces animaux gardent des réflexes nerveux trèèès longtemps après la mort (jusqu’à plusieurs heures). ça n’enlève rien à la cruauté de la découpe « à vif », mais je t’assure que le poisson est mort très vite (le maitre es sushi lui à certainement coupé la moëlle épinière d’un coup vif, ce qui est la méthode que les normes d’éthique nous imposes lorsqu’on travaille avec des poissons). Les fétillements post-mortems sont dûs au relâchement de neuromédiateurs et autres ions qui provoquent la contraction purement mécanique des muscles… Ça n’en reste pas moins déstabilisant de voir ça, et je comprend tout à fait ton malaise!)

    • Je pense qu’Okinawa est totalement différent de Tokyo ou Kyoto qui sont plus ou moins habitués à voir des touristes et qui ont agi en conséquence en mettant des panneaux en caractères latins. Les Jeux Olympiques vont encore accentuer le mouvement. Donc, oui, si tu as l’occasion, retourne au Japon !

      Je me doutais bien, pour le poisson. Merci pour ces explications scientifiques. A priori, je ne suis pas très sensible à tout ça, je ne suis pas végétarienne par amour des animaux par exemple. Mais oui, c’était déstabilisant. Et une autre culture. J’en ai discuté avec des amis qui l’ont vu comme étant peut-être un test pour la gaijin que je suis. J’ai une histoire à raconter en tous cas maintenant 😉

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