Thaïlande: Bangkok – Prachuap Khiri Khan

Je passe une mauvaise nuit, je me réveille plusieurs fois, sans doute parce que j’ai peur de rater le réveil. Il sonne finalement à 6h, je me prépare en vitesse et rien ne passe au petit déjeuner à part un thé sucré. Je pars avec mes bagages bien lourds (17 kilos plus le tissu acheté à Chinatown) et j’hésite à nouveau sur la route à prendre pour aller à la gare: les noms des rues ne correspondent pas à ma google map. J’y arrive bien à temps et m’installe sur le quai. Le train arrive à l’avance et je monte dedans. Une jeune touriste m’aide à ranger mon sac, je l’aide avec le sien. Elle aura besoin de patience, elle va jusqu’au bout de la ligne à Surat Thani. Il fait un froid glacial, je m’emmitoufle dans mon pull et mon foulard, pense même à chercher ma polaire mais je me dis qu’une fois en route, ça devrait aller mieux. Et en effet. Heureusement d’ailleurs.

375-BTBangkok

Le train part avec 7 minutes de retard mais il s’arrête après deux minutes. Et puis encore. Et puis encore. Dans Bangkok, il doit attendre aux passages à niveau; une fois en dehors, il n’y a qu’une seule voie et il doit attendre les trains passant dans la direction opposée. L’hôtesse de train sert un petit déjeuner: une boisson et un bun à la crème. C’est mou, chimique et sans goût, juste vaguement sucré et pâteux. Plus tard, elle repasse avec le dîner: trois pots en plastique contenant du riz, du curry de maquereau et du maquereau « sweet boiled », bouilli et sucré. Je goûte le curry et m’arrête là. Le poisson est découpé à la sauvage et la sauce épicée est chimique. J’échange un clin d’oeil avec mon voisin qui malgré tout, mangera l’entièreté.

Le train arrive finalement à Prachuap Khiri Khan, à une heure de Hua Hin, sur la route vers le sud de la Thaïlande. Il n’a qu’une heure de retard, un bon score ! J’appelle Catherine qui arrive trois minutes tard à vélo; elle est accompagnée d’un ami à moto qui me conduira moi et mon bagage à la maison de Catherine. En fait, ce n’est vraiment pas loin mais pourquoi marcher quand on peut y aller à deux roues ! Elle partage la maison avec un Berlinois mais je reçois une chambre pour moi toute seule. C’est assez vide et simple, la douche est à l’eau froide, la toilette sans chasse d’eau et la cuisine sans fourneau, mais l’essentiel y est. Et il y a une terrasse à l’abri du soleil.

Tandis que mon amie retourne travailler, je me dirige vers le front de mer qui est à 5 minutes à pied. J’hésite, à droite ? à gauche ? Le côté droit a l’air plus habité et je me dis que j’y trouverai plus facilement un restaurant. Il n’y a vraiment personne, il y pas mal de vent. Je pense à la mer du Nord en hiver… sauf qu’il fait chaud ici. Je m’arrête pour manger du riz frit aux crevettes et boire une bière.

Quand je retourne vers la maison, je sens que mes jambes me font mal, j’ai trop marché les jours précédents. Je m’installe sur la terrasse, rédige mes notes, me fait manger par les moustiques et lit un peu.

Pour le repas du soir, Catherine m’emmène au marché. Nous y achetons de l’amok, du curry de poisson et de potiron, de la papaye et des citrons verts pour le gin tonic. Pourquoi cuisiner soi-même quand plein de bons petits plats sont disponibles pour quelques dizaines de bhats ? Le temps passe sans que nous nous en rendions compte, nous discutons de nos voyages, de nos amis communs, de tout et de rien jusque 23h30 en écoutant les trains passer à la gare toute proche.

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