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Thaïlande: Bangkok (part VIII: Lumphini Park & Tonson)

04/12/2011

A deux pas de Patpong commence le Lumphini Park, le plus grand parc de Bangkok, avec étangs artificiels et pédalos en forme de canards. Nous en profitons pour reposer un peu nos pieds, entourés de femmes de chambres à leur heure de pause.

L’idée était de prendre la Wireless Road jusqu’à Sukhumvit, mais une galerie nous tente sur la rue parallèle, Soi Tonson. Le gps nous emmène dans des ruelles que nous n’aurions jamais eu l’idée de prendre et nous nous retrouvons d’un coup dans un autre Bangkok, loin du bruit des grands axes. Maisons et jardins bordent un khlong (canal) et donnent une idée de ce que devait être Bangkok avant la folie immobilière des 30 dernières années.

La galerie, Tonson 100 Gallery, propose une exposition de photos et une vidéo d’un artiste thaïe féminine, Araya Rasdjarmarearnsook. Le film est assez éclairant: il met en parallèles deux oeuvres d’art occidentales, l’une ancienne, l’autre récente et montre un moine bouddhiste qui propose une explication du point de vue de Bouddha et de ses préceptes.

Bangkok avait souffert d’inondations les semaines précédentes mais tout ce que nous avons vu pendant notre séjour se résume à des empilements de sacs de sable. Sans doute que les faubourgs étaient encore sous eau, mais le centre ville n’a jamais été atteint.

Après être passés devant l’ambassade des Pays-Bas, nous retrouvons le Bangkok agité et commercial. Je voulais aller au Central Department Store mais au lieu de tourner à gauche, je suis allée vers la droite… Tant pis, nous irons un autre jour. Nous montons à la station de sky train de Ploenchit mais diane  a une forte crise de vertige. Nous sommes obligés de continuer à pied jusqu’à la station suivante, Nana. Je n’ai plus de jambes ni de pieds et je râle un peu…

Le 7/11 près de l’hôtel ne vend pas d’alcool avant 17h, peu importe, la mamma du magasin thaï un peu plus loin ne se pose pas ce genre de question. Une fois de retour à l’hôtel, je me rends compte que ce qui me faisait souffrir à mon pied était une belle cloque au talon que j’essaie de percer mais sans grand succès.

Thaïlande: Bangkok (part VII: Silom & Patpong)

04/12/2011

Avant de partir, j’avais acheté un livre avec des promenades à Bangkok et je les avais combinées avec celles du Lonely Planet en créant des cartes google. Armées de celles-ci et du gps de l’iPad, nous nous rendons dans le quartier de Silom. Sky train jusque Surasak, sur un grand boulevard un peu vide, en face de l’Eléphant Bleu local, installé dans une ancienne maison coloniale.

Nous retournons à la Kathmandu Gallery, un endroit qui expose les œuvres de Manit Sriwanichpoom, ce Thaï un peu fou qui fait des photos de lui habillé en costume rose fuchsia avec son chariot de magasin. Le rez-de-chaussée propose aussi d’autres artistes, des photographes notamment. Au premier étage, il y a une exposition temporaire d’un ancien photographe de Phuket, Liang Ewe, qui raconte une époque révolue via ses photos. On y voit de jolies thaïes ou chinoises en robe de mariée, des jeunes garçons en costume militaire, des jeunes filles sélectionnées pour l’élection de miss maillot, des portraits de famille…

Au coin de la même rue se trouve un temple indien aux sculptures très colorées, le Sri Mariamman Temple. Nous n’y entrons pas, voyant qu’il est surtout occupé par des croyants qui font leurs prières. Un peu plus loin se trouvent d’autres galeries d’art mais nous avons oublié que c’est dimanche, beaucoup d’endroits sont fermés, et même l’avenue Silom est bien calme aujourd’hui. Nous tentons de retrouver le Zen Sushi où nous avions fait une orgie la fois passée mais nous ne le retrouvons pas. Je n’aurai donc pas de photo “zen” originale pour le challenge photo d’Armalite (et pour lequel je n’ai finalement publié aucune photo). Nous flânons dans Silom Village, un genre de petit centre commercial à l’architecture à l’ancienne mais rien ne nous tente dans les magasins de souvenirs.

Suite du parcours vers la Neilson Hays Library, un joli bâtiment de style colonial, entouré d’un jardin tropical.

Retour sur Silom, où nous nous arrêtons enfin pour manger dans le premier restaurant que nous rencontrons, un restaurant japonais. Nous nous régalons de sashimis de poissons locaux, de california rolls à l’avocat, thon, saumon, surimi et asperges et d’une soupe aux enoki, crevettes, poisson et shitaké.

Nous approchons Patpong, un des quartiers chauds de la ville mais vers 15h, tout est encore endormi. Les premiers signes de l’animation nocturne commencent à peine à se mettre en place.

Nous croisons Godzilla à l’entrée de son antre.

Le moulin de Silom est sur notre route, mais il n’est pas très imposant, encore un peu et nous l’avions raté. Nous nous retrouvons au croisement de grands boulevards, avec le sky train qui assombrit une partie de la route, face au Chulalongkorn Hospital et près de la Snake Farm, qui heureusement pour mes phobies, est fermée le dimanche !

Thaïlande: Bangkok (part VI: Siam & Ana’s Garden)

03/12/2011

Nous décidons de retourner dans le centre mais pour cela, il nous faut d’abord retraverser tout le marché… Nous descendons à Siam pour nous engouffrer dans le grand magasin Siam Paragon, juste à l’étage des produits de beauté. Le choix est immense, avec de nombreuses marques que je ne connais pas mais dès que je m’approche d’un stand, il y a deux ou trois vendeuses qui me demandent ce que je veux. Ce que je n’aime vraiment pas. Et les prix sont quasi les mêmes qu’en Belgique. Bref, je regarde de loin (sans trouver de vernis à ongles OPI). Nous nous dirigeons ensuite dans le mall, flânons dans un magasin de livres puis dans un magasin de cd et dvd où j’achète un bien joli coffret de chansons thaïes des années 50-60. Nous nous retrouvons finalement à l’étage des jouets où nous cherchons les cousins de Wifi, sans les trouver. diane en profite pour photographier les décorations de Noël dans le supermarché.

Retour à l’hôtel pour une petite pause rafraîchissante et apéritive. Nous reprenons ensuite le sky train dans l’autre direction, vers la Soi 55 à la recherche du restaurant Ana’s Garden. Comme le curry massaman est réputé ici, je commande ça tandis que diane prend un curry rouge. Je suis un peu déçue finalement: le bol contient une petite cuisse de poulet (juste le pilon) et beaucoup de pommes de terres et de carottes. Le lieu est tout à fait plaisant cependant…

En rentrant, nous nous arrêtons devant l’Emporium pour photographier les décorations de Noël qui sont souvent bien plus élaborées qu’en Belgique. Et le roi est omniprésent.

De retour à l’hôtel, nous prenons encore un dernier cocktail au bar avant d’aller dormir, un mai tai et une pina colada.

Thaïlande: Bangkok (part V: Chatuchak Market)

03/12/2011

J’aime les petits-déjeuners d’hôtel ! Je peux y manger tout ce que ma paresse et le manque de temps m’empêchent de préparer les matins de travail: des oeufs, du riz frit, des légumes, plein de fruits… Et à mon aise en plus.

Ce matin, j’ai intérêt à emmagasiner de l’énergie: nous allons au Chatuchak market qui se tient tous les w-e un peu en dehors du centre de Bangkok, au bout de la ligne de sky train (Mo Chit). Il y a trois semaines encore, le marché était fermé, en partie inondé, mais il ne reste plus de traces d’eau, à part quelques sacs de sables qui trainent encore. La foule est dense et compacte, le soleil chauffe. C’est la troisième fois que nous y allons et nous commençons à avoir nos habitudes: sur le chemin des créateurs de vêtements et de t-shirts, nous trouvons les marchands de semences, ce qui nous permet de faire des réserves de basilics et autres herbes aromatiques. Puis, les t-shirts: diane en trouve plusieurs à son goût et moi aussi…

Tout ça nous a ouvert l’appétit et ce ne sont pas les gargotes qui manquent. Nous nous arrêtons à la première où il y a de la place et mangeons du riz frit et une soupe aux crevettes (tom yam khung). Nous nous promenons un peu parmi les échoppes vendant de l’artisanat puis nous nous arrêtons au même café qu’il y a trois ans pour une bière fraîche. Isidore sort du sac et en profite pour poser pour quelques photos tandis que la kathoey qui fait le service nous observe du coin de l’œil, en souriant.

Thaïlande: Bangkok (part IV: street food by night)

02/12/2011

Heureux, avec ce sentiment de fatigue extrême qui donne une impression de flottement, les oreilles encore bourdonnantes, nous retournons dans les rues de Bangkok où la température a baissé vers un 25° très agréable. Nous traversons Sukhumvit Road à la sauvage (le piéton n’est vraiment pas roi à Bangkok) et diane me dit qu’il a faim. Moi aussi en fait. Nous nous trouvons  une gargote sur le trottoir et commandons un plat de poulet au gingembre et un de poulet aux piments et basilic, avec deux bières. Le serveur nous regarde bizarrement, en disant que c’est “spicy”. Il nous observera du coin de l’œil pendant tout le repas tandis que nous ingurgitons le tout sans nous étouffer comme le farang moyen.

Nous flânons jusqu’à la Soi 22, pleine de vie à cette heure. Je m’amuse à critiquer les horribles et gras européens qui s’acoquinent avec les prostituées et autres bar girls. En réalité, je suis surtout dégoûtée mais j’essaie de trouver les raisons des deux parties. Beaucoup de jeunes filles thaïes des régions pauvres du pays se prostituent pour entretenir leur famille, pour avoir une vie meilleure. Les hommes par contre, je ne préfère pas savoir. La nuit, je me réveille plusieurs fois: notre chambre donne sur une ruelle où diverses activités extra-légales se poursuivent au-delà du couvre-feu de 2h et quelques clients de l’hôtel font claquer leurs portes de chambres au milieu de la nuit…

Welcome in Krung Thep !

Heureusement, Bouddha vieille sur les gardes endormis !

Thaïlande: Bangkok (part III: Cambodian Space Project)

02/12/2011

Nous avons envie de nous dégourdir les jambes et nous parcourons donc à pied la distance entre les deux stations de sky train jusqu’à la Soi 51 où se trouve Opposite, la petite salle de concert sponsorisée par Electrolux (?!). Le Cambodian Space Project est encore en soundcheck et on nous renvoie gentiment au café d’en face, le WTF (Wonderful Thai Friendship), un joli bar avec des images de toutes sortes au mur: des publicités thaïes d’époque, des photos de chanteurs occidentaux, des œuvres de peintres actuels.

Cocktail pour diane, bière pour moi… nous attendons patiemment des nouvelles du concert mais il est apparemment reporté à 20h30. Le café se remplit tout doucement d’expats de diverses origines. Le magasin de disques Zudrangma est à côté mais nous n’y allons pas: pas envie de nous charger de disques et puis il nous reste 5 jours à Bangkok, nous nous disons que nous aurons bien le temps d’y revenir. Nous voyons passer les musiciens, qui s’en vont et puis reviennent. L’organisateur de concert nous dit qu’en fait, il attend que le concert de Mogwai un peu plus loin soit fini en espérant que des gens viennent au concert de CSP ensuite…

Finalement, vers 21h, nous pouvons aller dans la salle de concert (200 baht l’entrée, avec une bière gratuite, bref 5 euros !). Les cachets sont plutôt du genre géants ! diane s’empiffre d’un sandwich au pâté à la vietnamienne (et aux piments) et achète un t-shirt. Julien, le guitariste, m’aborde, je lui raconte que j’ai écouté le disque et que je connais le groupe. Srey Thy et Julien montent enfin sur la minuscule scène et tentent de se faire entendre au-dessus du brouhaha du public. La chanteuse entame d’abord une chanson assez lente… Après deux morceaux à deux, le bassiste et le batteur montent sur scène et les chansons deviennent plus rythmées, avec prédominance de la guitare électrique de Julien et la voix parfois un peu trop poussée de Srey Thy. Plusieurs classiques khmers y passent, de Sni Bong à I’m sixteen, qui font furieusement penser à Dengue Fever, mais avec un côté plus brut, plus direct.

Un tiers du public est intéressé, le reste cause bruyamment au fond de la salle. J’ai promis à quelqu’un de lui faire penser à reprendre son t-shirt acheté un peu plus tôt et posé dans coin, il m’offre une bière. diane filme une partie du concert et je prends des photos. Après la performance du groupe, nous traînons encore un peu et discutons avec Chris, l’organisateur qui est très heureux que diane ait filmé. Il est assez étonné quand nous disons que nous sommes arrivés le matin même et que nous avons trouvé l’annonce du concert sur le net, sachant que l’endroit n’est pas très connu (je l’ai trouvé de lien en lien, en faisant des recherches google, genre “cool places in Bangkok”).

Et voici une des vidéos (les autres sont ici et ici).

Thaïlande: Bangkok (part II: sushis !)

02/12/2011

Nous émergeons enfin vers 16h30. Le temps de prendre une douche et nous voilà en route. Nous nous dépêchons de trouver un endroit pour manger parce que ce soir, il y a un concert du Cambodian Space Project qui commence vers 19h30. Pour nous faciliter la tâche, nous allons à pied vers l’Emporium qui, comme tous les centre commerciaux du coin ont un étage consacré à divers restaurants. C’est un des grands malls qui parsèment la ville et qui mettent City 2 au rang de zone sinistrée d’un pays du tiers monde. Les magasins Gucci, Chanel et Hermès nous accueillent mais nous cherchons plutôt le food court. Nous y avions été il y a trois ans et mes souvenirs me disent qu’il est au dernier étage. Nous retrouvons l’endroit où nous avions mangé de délicieux sushis et sashimis cinq ans auparavant (et qui marque le début de mon addiction) et commandons divers plats, le tout arrosé d’une Singha locale. Les prix sont extrêmement modiques au vu des standards belges et nous répéterons l’opération sushi dans les jours suivants.

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